BJ ITW de 'guitare xtreme' !!
Legende: Gras-souligné: Journalist
Normal: BJ
1.)Ton jeu de Guitare a vraiment évolué ces dernières années. En es-tu conscient !?
Oui, il y eu un changement à partir de l'album Nimrod. C'est là que j'ai commencé à émailler mon jeu de petits motifs leads, qui donnent, finalement,plus de sens à mes chansons. Avant cela, la guitare n'était qu'un outil pour composer, et j'étais assez réticent à l'idée de sortir de ce que je savais bien faire. Mais, au bout d'un moment, à ne jouer que des power chords, on commence à tourner en rond.
2.)Finalement, tu ressemble de plus en plus à Pete Townshend...
Toute proportion gardée, je suis assez d'accord, dans le sens où, comme lui, je suis essentiellement un guitariste rytmique. Le solo, ça n'a jamais été vraiment ma culture. Lorsque je me lance dans une impro, mes phrases sont tourjours très rythmique, et mettent en avant une mélodie. mon plus grand souci a tjours été d'avoir le son le plus puissant possible, et je privilégie les idée qui apportent un plus à la chanson. J'ai de la chance de jouer avec un super bassiste, et un batteur monstrueux, et je dois de leur laisser de la place.
3.)Est-ce de là que vient ce côté compact qui vous rend si imparable en live ...
Oui, et nous traivaillons main dans la main pour être aussi efficaces que possible sur scène. C'est une meilleure attitude que de se faire mousser en jouant des solos prétentieux. Je ne suis, définitivement pas, le genre de guitariste qui intéresse les virtuose. Ce qui e passionne, c'est de composer, et d'utiliser la guitare pour construire un environement autour de mon morceau, et je crois qu'en réalité, mes limites techniques sont une force.
4.)Selon toi, d'où vient ton son particulier en rythmique?
Je pense que c'est la résultante de deux facteurs. D'une part, je ne joue pas avec mon poignet, comme la majorité des guitaristes. Chez moi, le geste part vraiment de l'épaule, ce qui me confère une grosse puissance. Ensuite, je frappe, à la fois, les cordes avec le mediator et le pouce, ce qui donne un son plus rond.
5.)Est-ce vrai que 21st Century Breakdown a été le plus difficile à réaliser de toute votre carrière!?
Je pense que c'est la réalité, et c'était clair qu'après l'épisode American Idiot, nous avions grandement besoin d'un break, histoire de prendre du recul. Finalement, le pire a été cette transition bizarre, entre le demesure de notre dernièrre tournée, et le retour devant la page blanche, une fois rentrés à la maison, parce que nous voulions faire encore mieux, et atteindre un palier superieur. Beaucoup de groupes prétendent dans leurs ITW que leur derniers disque est le meilleur de leur discographie, et tout ça... ! Mais, travailler à fond pour que ce soit réellement le cas, c'est une autre paire de manche. Donc, oui, réaliser 21st Century Breakdown nous a réclamé beaucoup de temps, et surtout de patience. Ce dernier facteurs est très important.
6.)Durant la tournée de 2006, comment as-tu géré le fait de te retrouver à jouer dans des stades de 70 000 personnes?
Plutôt bien. Pour moi, c'était à la fois comme un rêve et un accmplissement ... ! L'un de nos plus gros concert a eu lieu chez nous, à San Francisco. Je me souviens qu'après le gig, je n'ai pas voulu rentrer chez moi, alors que ma maison était tout près. J'ai préféré me prendre une chambre d'hôtel, juste pour ne pas perdre le feeling de la tournée. C'est ce soir-là que je me suis dit, pour la première fois, qu'après tout le boulot que nus avions fourni pour réussir, nous n'étions pas là par accident.
7.)Le succès de American Idiot a dû être particulièrment flatteur. Franchement, vous y attendiez-vous!?
Non, tu peux me croire, on ne s'attendait pas du tout à ce que ça cartonne à ce point-là.
8.)Est-ce pour te remettre de ce succès que tu as aidé les gens à reconstruire leurs maisons à la Nouvelle Orléans ... ?!
Oui, c'est vrai ... ! Cela va faire deux ans, cette semaine, que ma femme et moi-même nous sommes rendus là-bas, avec l'association Habitat for Humanity, et effectivement, nous avons passé du temps à aider des sinistrés à construire de nouvelles maisons. C'est difficile de se prendre une telle dose de réalité en pleine face, mais j'ai ressenti au fond de moi qu'il fallait que je parte aider ces gens.
9.)Petit aparté: comment l'aventure Foxboro Hot Tubs a-t-elle commencé?
Ben... ! On était en tous les jours, soit en repetition soit en studio en train d'enregistrer, et je pense qu'au bout d'un moment, mon esprit a commencé à me jouer de mauvais tours. Parce que quand j'ai la tête dans le guidon, je me pose tjours des tas de questions, essayant d'être aussi auto-critique que possible, avec tout le stress que cela peut engendrer. Ce stress a commencé à tellement prendre le dessus, qu'un soir, on est sortis acheter quelques bouteilles de vin, et on a degoté un vieux 8 pistes à cassettes. C'est comme ça que l'histoire de ce groupe récréatif a commencé. On s'est mis à écrire des chansons, et à les jouer en live, juste du bon rock garage bien sale. C'était tellement bon, qu'on a decidé de faire une dizaine de shows. J'ai adoré faireça, c'etait fun.
10.)Tu t'es, aussi, eclaté avec un autre side-porject, Pinhead Gunpowder ...
Oui, ça aussi, c'était genial ! Parce que cela m'a permis de raviver de vieilles amitiés. J'ai toujours pensé que mon vieux pote Elliot Aaron cometbus est un excellent songwriter. C'était stimulant de travailler avec lui.
11.)Concernant 21st Century Breakdown, pourquoi avoir chosi de bosser avec Butch Vig au lieu de votre fidèle producteur Rob Cavallo !?
Je crois que Rob et nous avons commencé à emprunter des voies deifferentes. Personellement, je ne comprenais plus trop bien vers quoi il se dirigeait. De mon côté, je me devais de rester focalisé sur la composition de l'album, et avec les autres, nous avons continué d'avancer, parce que nous voulions accomplir quelque chose de grand. De plus, nous voulions éviter à tout prix de sortir un disque previdible.
12.)C'est là que vous avez contacté Vig ... !?
Non, nous avons, tout d'abord, contacté Linda Perry [ ex-chanteuse des 4 Non Blondes ]. Nous sommes devenus très potes et j'aimerais vraiment travailler avec elle dans le futur, mais pas dans le cadre de Green Day. Après, nous sommes tombé sur Butch. On savait déjà qu'il était genail, mais là, on s'est assis avec lui autour d'une table pour discuter, et le courant est tout de suite passé entre nous. Ce mec a une classe pas possible, il a travaillé comme un dingue sur notre disque. Peu de producteur ont une telle technique concernant leur boulot. Je pense que nous avons fait le bon choix, et que nous retravaillerons avec lui.
13.)Il paraît qu'il est assez terre à terre ... .
Oui, comme pas mal de type du Wisconsin ( rires ). J'imagine qu'il a dû grandir en écoutant Steppenwolf, ou ce genre de trucs. Mais, en même temps, c'est le gars le plus cool de la terre, il est totalement rockeur dans l'âme, et très créatif. Butch a très bon goût, et, comme nous, il possède cet amour du travail bien fait.
14.)Jusqu'à quel point peut-on considérer que 21st Century Breakdown est un album conceptuel?!
Pour moi, cette idée de concept est assez vague. Il y a des personnages qui évoluent tout du lond de l'album, avec au centre Gloria. C'est le genre de personne qui brandit un idéal, parce qu'elle est animée par des valeurs humanistes. Elle tient ce flabeau et essaie de le transmettre. Son petit ami, Christan, lui, est un personnage auto-destructeur. Il est plutôt du genre à vouloir tout foutre partère. Pour plusieurs raisons, je me reconnais aux travers de ces personnages, et je penses que les gens peuvent vraiment s'identifier à eux.
15.) En toile de fond, il y a la politique, qui est quand même le sujet phare de cet album ...
Oui, cela relate la politique américaine de ces quatre ou cing dernières années. Les chansons sont, en queslques sortes, des instantanés de ce que j'ai pu voir à la télé, sur internet, ou des articles que j'ai lus dans les journaux. on dirait que chaque semaine, il y a une nouvelle crise, qu'il s'agisse de conséquence 'une catastrophe naturelle, ou bien d'un crash boursier. On a mis tout cela à plat, pour essayer d'en extraire un peu d'optimisme.
16.)Si Mc Cain avait été elu, aurais-tu, comme beaucoup d'intellectuels l'avaient annoncé, dechiré ton passeport américain!?
Non, non. Tu saus, j'écris des chansons sur les facettes les plus moches de la vie américaine, mais crois-moi, j'aime mon pays, et je vivrais toujours ici quoi qu'il arrive. J'aurais gardé mon passeport pour ma petite île d'Oakland! ( rires )
Montage by Moi >< !
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